Spécial Salon du Livre de Ploufragan
vendredi 2 janvier 2009, par Morgan
Le vieil épouvantail se sent si seul, qu’il pleure. Le vieil épouvantail se sent si inutile, qu’il pense ne plus avoir d’amis. Personne qui pourrait l’aider à se promener, juste de l’autre côté de la colline, lui qui n’a jamais bougé de son champ... Mais au matin d’un jour de printemps, deux cent mille oiseaux l’emmènent pour un voyage extraordinaire...

Attention, voici un album magnifique !
Comment donner une âme à un vieil épouvantail tout décharné ? C’est là que réside tout le talent d’ Hubert Ben Kemoun ! Un texte irréprochable, trés beau, tout en vers.
Des mots poétiques qui résonnent comme une douce musique aux oreilles et qui nous emmènent voyager comme cet épouvantail attachant et poignant.
Quant aux illustrations, elles sont sublimes ! Une grande profondeur habite les pages entièrement dessinées, avec des ciels aux couleurs tendres et un vent qui vient doucement carresser votre visage...
Et oui, l’amour sourit aussi aux épouvantails, et il est ici merveilleusement mis en scène par ces deux auteurs.
Un album poétique et aérien, qui devrait avoir sa place parmi les grands classiques des albums jeunesse !

L’épouvantail qui voulait voyager d’Hubert Ben Kemoun (texte) et Hervé Le Goff (illustrations).
Editions Flammarion, collection Albums du Père Castor, 13€.
D’autres albums d’Hubert Ben Kemon :
Les histoires d’amour ne sont pas toujours simples
L’araignée Gipsy
La mélodie de Mélodie
Le gros chagrin
D’autres albums d’Hervé Le Goff :
Le chat qui s’en va tout seul
Mon bisou préféré
Arthur et Dagobert n’ont pas peur de la nuit